Mardi 22 mai 2007
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05
2007
07:05
Sans cadence on avance
Sans silence, on avance
Les autres pas je suis
Dans ces traces je m'ennuie
Sans espace je m'enfuis
Et sans place je me bruis
Langues anciennes je connais
Ma colère je ne tais
Elle explore des fissures
Provoque des cassures
Ma tendresse j'enfouis
La peur m'éblouit
Je recule.
Où est la douceur ?
Plongée en douleur
Au fond de moi
Je trouve l'émoi
Et je remonte
Sans cadence, on balance
Sans balance, on se dense
Sans danse, il ne plait
Sans plaisir, elle te fuit
Se complait
Dans l'ennui
Ce poème a été écrit avec Fred, le poète fou, et vous pouvez le lire
ici.
Au départ, une règle, deux vers chacun. Puis, transgression de la règle, avec des groupes de 3.
J'aime bien le résultat.
Mercredi 30 mai 2007
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2007
11:24
Ce jour, à l'aube, course pour le bus !
Pas de place assise, mes souvenirs m'encombrent
Me pèsent tels les décombres
D'une vie où je ne suis plus.
Enfin l'avion, je m'envoie en l'air !
Ma belle est partie en taxi pour là-bas
Pour où reste un grand mystère
Mais elle repassera par là.
De mes doux bras, de ma forte langue,
Elle ne peut se passer pour voyager
J'aime la voir quand elle tangue
Au gré des houles de la marée.
Tel un bateau ivre, par mon souffle
Elle se laisse porter pour l'ailleurs
Puis elle enfile ses pantoufles
Et retourne à l'intérieur.
Le train déraille comme moi,
Ma nuit ne m'a transporté en elle
La vie défaille avec moi
Je voudrais retrouver mes ailes.
Ce poème a été écrit avec Fred, vous pouvez donc le lire aussi ici.
Le jongleur de mots a donné le titre et les deux premiers vers. J'en ai ajouté deux, et ainsi de suite.
Le résultat est transportant !
Samedi 16 juin 2007
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2007
18:19
Si je savais sculpter les mots,
Je taillerais des sons
En forme de rêve ou de radeau,
Que Robinson naviguerait.
Quand je savais jongler les mots,
Je murmurais les sons
Je les jetais tellement haut,
Que Saturne les captait.
Si je savais danser les mots,
Je valserais les damoiselles
Elles tournoieraient tellement chaud
Que leurs si pâles joues rosiraient.
Quand je photographiais les mots
Je figeais les voyelles
Comme la couleur sur les émaux
Que sa si rouge bouche murmurait.
Mais je ne sais que poéter les mots
Et leur donner vie sous ma jolie plume
Poème écrit avec Fred, que vous pouvez aller voir ICI.
Lundi 9 juillet 2007
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07
2007
19:13
Mes pieds frôlent le sol
Mon âme s'égare en nuage
Ma tête, elle, s'isole
Mon âme erre dans des mirages
Mon bras droit s'élance avant
Alors l'avion se pose en rage
Mon bras gauche prend le vent
L'avion erre dans des mirages
Face à la mer sous le soleil
Bronzage et farniente douce
Plage, été, habituel cocktail
Qui m'agace et me repousse
Du coin de l'oreille je capte
Le son et l'odeur de la glace
Mais je suis totalement inapte
A l'action, figée sur place
A travers la forêt vierge
Je cherche la source du rû
Je vais allumer des cierges
Tout est tellement confus
Me faut-il un uppercut
Pour qu'enfin je percute
Qu'avec un guide touristique
Chaussons au pied je voyage
Texte écrit avec le jongleur de mots. Mais nous n'avons pu nous mettre d'accord sur un détail, nous publions donc deux versions légèrement différentes.
Vous pouvez lire l'autre version ICI.
Mais trouverez-vous la différence ?
Mercredi 8 août 2007
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08
08
2007
12:44
Du lisse au plissé
Le temps est passé
Du doux à l'amer
Le goût de la mer
Du simple au complexe
Juste un peu perplexe
Roule le galet
Comme s'il me parlait
Vogue la galère
C'est pour prendre l'air
Suspendue aux ailes
D'un oiseau rebelle
Je file dans le ciel
Je fais l'étincelle
Funambule, bonjour
Je pars en amour
Même pour un jour
Même pour un tour
Explosion d'étoiles
Hisse la grand voile
Le bonheur est là
Guide donc mes pas
Vers la vie qui glisse
Du plissé au lisse
Texte écrit avec Philippe, que vous pouvez aller visiter
ICI .
Jeudi 30 août 2007
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30
08
2007
18:14
Voici un texte écrit avec Philippe, que vous pouvez aller visiter ici.
J'aime bien le résultat. Elucubrer à deux, c'est encore plus drôle. Enfin, je trouve...
Trois heures cinquante huit
Il fait encore nuit
Dialogues des chouettes
Rumeurs d'une fête
Le silence c'est quand ?
Ils m'énervent, ces gens
En tant qu'insomniaque
Je sens poindre la niaque
Les bruits s’amplifient
Je me sacrifie
Oreiller complice
Aux draps que l’on plisse
Qu'importe les hibous
Même pas peur des loups
Je sors du coma
L'éveil est bien là
Trois heures cinquante neuf
Je veux un monde neuf
Une potion magique
Fantasmagorique
Je me lève.
Petite trêve.
Me recouche
Plus une mouche
Le silence
Les essences
La chaleur
La douceur
Torpeur ...
Mardi 25 septembre 2007
2
25
09
2007
18:51
De folles gouttes virevoltent
S'envolent et flottent dans le vent
Nuage de lait dans le café
Qui se perd dans le ciel brumeux
Au creux d'une nuit désinvolte
On dirait voir des éléphants.
Les nuages sur la ville versent des larmes
Devenues brouillards sur ton visage gai
Ton souffle remonte vers ma bouche bien rosée
Qu'on pourrait qualifier de parme
Je vais enfin pouvoir goûter
La liqueur de ton bel été.
Ce poème a été écrit avec Fred, que vous pouvez retrouver sur son blog.
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